Le Salon musical a connu une soirée au titre mystérieux : « La honte et la voix ». Cette conférence était donnée par Sophie Solo, chanteuse et comédienne bien connue à Genève, devant un public d’une centaine de personnes.

Sophie a abordé un sujet difficile entre tous, celui d’un traumatisme psychique et physique subi dans son enfance, ainsi que les dégâts que cela a pu provoquer chez elle dans son développement et dans l’image qu’elle a forgé d’elle-même par la suite à partir de cet événement fondateur/destructeur. Elle a expliqué avec pudeur mais aussi avec précision les stratégies d’auto-défense inconscientes qui se mettent en place face à de tels chocs. Stratégies qui passent par une responsabilisation de l’événement ; comme si le choc n’était pas subi, mais voulu et organisé par celui-là même qui le subit. D’où les sentiments de honte et de culpabilité qui en découlent.

L’autre versant de la présentation abordait la rédemption. Car après un traumatisme, il faut bien mourir… ou revivre. Pour Sophie Solo, la rédemption est venue de son travail sur la voix. Et c’est par ce travail en profondeur qu’elle a réussi à passer progressivement d’un autoportrait torturé à une image d’elle-même en Castafiore triomphante tel un objectif de vie.

 

Papier publié dans le blog des Bibliothèques municipales le 14 mai 2014 par Paul Kristof

ici vous "claquez" comme dirait ma mère pour lire l'article en ligne.

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Sophie Solo, la Carougeoise chanteuse de rue et de cabaret, anime  l’After work mensuel. Une heure de plaisir subtil garanti, avec ses propres chansons malicieusement féministes, ou interprète de chansons coquines de la Belle-Epoque ou de la divine Barbara. « Elle a le talent des grands interprètes, qui n’imitent rien mais restituent tout », dit d’elle Manon Pulver. Marielle Budry - Signé Genève 27-01-2014

 

 

MIchel Clerc, Le Messager

Mais le plus souvent, Sophie qui a fait ses armes dans le Cabaret d'avant-guerre fondé par Loulou, se réserve les airs de la diva. On l'aime dans «Le soleil noir », vaste programme expérimental, ou «Dans le joli temps», valse amoureuse. On l'adore dans «Y aura du monde», farce sur son enterrement, ou dans «A peine», ode à l'autre, l'amant, dans tous ses emballements.
Quels textes! Il faut aller les réécouter. Dans cet écrin musical raffiné et cette interprétation personnelle, ils explosent de sens et de résonances.

Marie-Pierre Genecand  sortir.ch 20 VII 2012

 

Une grande interprète

La chronique de Pascal DÉCAILLET , Tribune de Genève du 10 Mars 2008 , suite au concert donné à la Comédie de Genève pour la journée des femmes.

Jusqu'à ce samedi, 22 h 30, je n'avais jamais entendu parler de Sophie Rusch. Et puis là, sous les voûtes de la Comédie, une étoile. Accompagnée par l'étonnante accordéoniste Marie-Claire Roulin, elle se met à chanter. Aussitôt, le silence. La rare qualité d'une voix. La précision ciselée d'une interprétation.

Elle est et n'est pas Barbara, par exemple, ne cherche pas à l'être, la devient tout de même ou presque, le trouble nous effleure, une interprète est là. En clôture d'un 8 mars riche de belles émotions, à commencer par l'univers de la vidéaste Carole Roussopoulos, voilà un concert qu'on n'est pas près d'oublier. Tenue, sur scène. Respiration. Découpage des syllabes qui clarifie et cristallise les mots, à la foule offerts. Jouissance contenue, visible, juste ce qu'il faut pour porter le poème. Servir le texte, l'habiter un moment, le propulser comme une ombre chinoise, sous la lumière noire, et puis passer.

Quelques grands textes, justement. Une parodie d'Aznavour, et puis tout un univers, des enfants blonds de Göttingen au «Bonheur» de Gilles. Ce concert-là, oui, était chose légère, feu brillant, éclair, ombre et vent.

Deux femmes: une interprète, une accordéoniste. Que voulez-vous de plus? Le Stade de Genève? Le Zénith? Le Madison Square Garden? Non, merci. Juste ces deux femmes-là, juste ce tour de chant. Et, comme un ange gardien, invisible, insaisissable, maternelle, la poésie.
Pascal DÉCAILLET

 


Béatrice Graf et Sophie Solo :

Guitare batterie, un duo tendre, drôle, subversif, rebelle. L’une chante, l’autre aussi ; avec un petit côté Marie-Paule Belle. Elles égrainent « la parfaite ménagère », «l’inventaire de la poubelle, ce grand dépotoir humain » ; elles évoquent « les difficultés à faire du vélo » ; imaginent « Quand on sera vieilles » ; ironisent sur leur Suisse natale (« On n’ira pas chez les voisins, voir si peut-être y manquent pas d’pain, des fois qu’faudrait leur en donner, ben nous on serait bien emmerdés. » ; mais les deux points d’orgue de leur spectacle sont « Je conduis seule mon camion…Je suis une goudou comme il  disent… », leur superbe réadaptation et réappropriation du mythique texte d’Aznavour et le titre «Papa touche et  Maman coud», un sublime texte cru et violent sur l’inceste, dérangeant à souhait pour secouer les consciences.

Serge Beyer Festival de Montauban, Alors Chante mai 2010


Le Cabaret d'avant-guerre

« …Sophie Solo porte à la ville le nom d’un célèbre avant-centre gallois, Ian Rush. En tout cas, celle comédienne-chanteuse se détache dans la pléthorique troupe du Cabaret d’avant-guerre. Elle chante comme si elle marquait un but, avec ses tripes, son émotivité et un abattage digne des meilleures meneuses de revue. En quelque sorte, elle sauve l’honneur d’Après…»

Tribune de Genève, novembre 1997


A corps et à cru

« …Sophie Rusch déjà remarquable et remarquée dans le Cabaret d’avant Guerre programmé au Théâtre du Loup en décembre, apporte ici toute sa verdeur et son humour grinçant …»

Marie-Pierre Genecand

Le Courrier le 12 mars 1999

A corps et à cru création collective, théâtre du Grütli, Genève

 

La Veuve Williams

« …Vendredi dernier, le Café-Restaurant du Cerf a vécu des heures sans précédent, sous l’impulsion de deux musiciennes genevoises hors pair : Marie-Claire Roulin à l’accordéon et Sophie Rusch à la chanson.

Marie-claire et Sophie  ont conquis l’auditoire par un charme indéniable et des interprétations tout en finesse, dans le plus grand respect des chanteur-poètes dont le message initial était parfaitement restitué. Quant au répertoire, il excellait par un judicieux équilibre des chansons et des textes où alternaient le dynamisme entraînant et la nostalgie des grands succès à thèmes.

Cela dit, les deux complices genevoises sont de grande « bonnes femmes », dignes d’être accueillies là où le public a soif de culture et de qualité… »

Le Franc-Montagnard, le 3 novembre 1999

 

Pour une absente

« …L’esprit du spectacle en est proche, porté par une Sophie Rusch qui passe du dire au chanter avec une parfaite aisance. Par sa présence, toute simple et lumineuse, la jeune femme contribue à éviter au spectacle de tomber dans le mémorial Barbara.  Avec quelque choses de Miou-Miou ( ??) dans le visage, une manière de chanter sonore et sans fard, elle s’approprie jusqu’à Marienbad… Sophie Rusch révèle sur le plateau de l’Arsenic un très beau potentiel dramatique.

(Tribune de Genève, décembre 2001)

Pour une absente de Manon Pulver, texte écrit autour des chansons de Barbara, Théâtre de l’Arsenic, Lausanne et théâtre de la Parfumerie, Genève

 

« …L’émotion du spectacle prend racine dans le talent vocal de Sophie Rusch… »

Journal de Dialogai décembre 2001

Sophie Solo